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22/01/2020

janvier 22, 2020 0

[Biopunk | Dresden Pictures]

Un court-métrage post-apo avec un goût de trop peu, mais avec des vrais morceaux de Hodor (GOT) dedans !

Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org 




SITUÉ DANS UN MONDE DÉVASTÉ PAR UN MYSTÉRIEUX VIRUS, LA RACE HUMAINE NE SE RETROUVE PLUS L’ESPÈCE DOMINANTE. DES DÉCENNIES D’INFECTION ONT TRANSFORMÉ UNE PARTIE DE LA POPULATION. CES NOUVELLES ESPÈCES SONT CONNUES SOUS LE NOM D’ALTÉRÉS.
BIOPUNK SUIT DONC L’HISTOIRE DE RESHA, UNE ALTÉRÉE LUTTANT POUR GAGNER SA VIE TOUT EN ÉLEVANT SON JEUNE FRÈRE KIO. LORSQUE KIO EST KIDNAPPÉ PAR LA FACTION MILITARISÉE DES ALTÉRÉS, ELLE EST OBLIGÉE DE S’AVENTURER AU-DELÀ DES LIMITES DE LA VILLE DANS UNE COURSE POUR LE SAUVER AVANT QU’IL NE PUISSE ÊTRE TRANSFORMÉ EN L’ARME ULTIME.


Sauf que nous ne verrons malheureusement jamais la fin de ce projet, pourtant prometteur, et entièrement financé via la plateforme kickstarter. Néanmoins, cela vaut le coup d’œil pour l’ambiance, mais aussi pour revoir Kristian Nairn (Hodor dans GOT), qu’on croise également volontiers en tant que touriste ou DJ par chez nous, mais ceci est une autre histoire.

16/01/2020

janvier 16, 2020 0

[Radioactive | Golden Moustache/Pickletv]

Un bunker. Une femme seule. Une radio. Un monde toxique et silencieux. Beaucoup de clichés qui pourraient pourtant devenir réalité, mais se laissent regarder même si la suite est payante.

Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org




Vu l’état de la planète, associée à toutes les conjectures et conjonctures réalistes déjà sillonnées par la science-fiction : il est devenu clair que les réalisateurs bien de chez nous sont désormais à fond pour nous proposer leurs visions de l’avant et de l’après apocalypse.
Certains excellent à l’exercice, d’autres moins. Toutefois, cela a le mérite d’exister et l’effort d’être salué.
En me perdant sur Youtube, et bien que moyennement friande de la chaîne, voilà que je vous déniche ce huis-clos à ambiance de chez Golden Moustache. En vrai, une série de quatre épisodes dont la suite est binge-watchable sur la plateforme Pickletv de chez Orange en payant forcément un abonnement en sup bien que le premier mois soit gratuit, et uniquement si vous êtes déjà client chez eux. (!) Ou alors, je n’ai rien compris (Normal, je ne suis pas non plus free – et ouais, j’ai dû bouffer un clown à l’insu de mon plein gré à midi…).
BREF ! Trêve de sottises et passons aux réjouissances !



SOLITUDE ET INCERTITUDE D’UNE FEMME ENFERMÉE DANS UN BUNKER – TOUTEFOIS PEU RÉALISTE – TENTANT DE JOINDRE LE RESTE DU MONDE BIEN SILENCIEUX VIA UN HOME STUDIO SACRÉMENT PERFECTIONNÉ (!). LES JOURS SONT COMPTÉS DANS CE FAMEUX BUNKER UN PEU TROP MAL ISOLÉ, COMME AU DEHORS OÙ LES TEMPÊTES SONT DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTES.
Passé une certaine suspension de crédulité (sur laquelle je ne vais pas m’étendre…), je me suis toutefois prise au jeu de ce court-métrage qui se laisse regarder de par l’atmosphère léchée, la musique, et le jeu convainquant de l’actrice malgré une fin déjà-vue et prévisible.
Un premier épisode qui se suffirait presque à lui-même tant trop d’informations nous sont données, et dont on devine déjà tous les tenants et aboutissants dramatiques sans le moindre effort.
Reste à savoir si la suite prend le contre-pied avec un retournement de situation, ou se contente d’un scénario bien trop classique jouant essentiellement sur l’émotion. Ce qui n’est toutefois pas si dérangeant et me fait penser, en passant brièvement du coq à l’âne, à y relier un futur article à propos d’un huis-clos rôlistique très exactement sur les mêmes thématiques.
Pour conclure, on notera et appréciera le jeu de mot avec le titre, ainsi que la référence à “La nuit des temps” de Barjavel qu’on ne présente plus.

28/12/2019

décembre 28, 2019 2

[L’effondrement | Les parasites/canalplus ]

Quand le collectif “Les parasites” revient, c’est pour nous dévoiler une vision glaciale, néanmoins réaliste, de l’effondrement de notre société en huit épisodes, soit huit plans séquences.
Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org 




Depuis longtemps déjà, je m’intéresse et suis avec attention le travail de ce collectif ayant proposé plusieurs courts-métrages brillants, pleins de finesse, et d’intelligence sur leur chaîne youtube.
NOTAMMENT “JEU DE SOCIÉTÉ”“LANCEUR D’ALERTE” OU ENCORE “CRISE D’EMPATHIE” QUI FIGURENT PARMI MES PRÉFÉRÉS, ET DÉNONÇANT DÉJÀ BEAUCOUP DE DÉRIVES SOCIÉTALES. ALORS FORCÉMENT, CE NOUVEAU PROJET M’A MIS LA HYPE AU POINT QUE JE ME JETTE SUR LE PREMIER ÉPISODE SANS RÉSERVE !


NOUS ENTRONS D’EMBLÉE EN PLEIN BOULEVERSEMENT AU CŒUR DU TEMPLE CONSUMÉRISTE : LE SUPERMARCHÉ.
Les couleurs sont froides. L’ambiance est anxiogène, et à l’image du personnage principal ou des clients sans cesse en quête d’un produit spécifique n’étant plus en rayon (dont la plupart sont d’ailleurs vides), nous peinons à réaliser le tsunami en approche.
Pourtant, les signes sont là : infos alarmantes à la tv, coupures intempestives d’électricité, cartes bancaires qui ne fonctionnent plus, tout comme les réseaux mobiles… Face à cela, des gens plus éveillés qui se préparent “à partir”, et l’annonce d’un potentiel état policier.
Je suis ravie de retrouver des visages familiers vu l’alchimie perceptible au sein de ce collectif, et j’ai hâte de découvrir la suite de cet effondrement qui fait froid dans le dos, et ne manquera pas de faire réfléchir.
La série peut être entièrement visionnée (binge-watchée ?) sur Mycanal pour celleux ayant un abonnement. Ou bien gratuitement, et à raison d’un épisode par mois (déjà deux en ligne), sur la chaîne des parasites !

19/12/2019

décembre 19, 2019 0

[Le parloir aux absents | Léo Henry]


Explorez les ruines de Yirminadingrad envahies par la jungle dans une audio-fiction France Culture.

Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org


J'en parlais à travers mon dernier article Bienvenue à Yirminadingrad, et il faut croire que les grands esprits se rencontrent. À moins que la cité, à la fois labyrinthe et purgatoire, aime à nous retenir à travers cet ultime récit ?
DANS LE FUTUR, LES DERNIERS TERRIENS EXPLORENT LES RUINES DE YIRMINADINGRAD ENVAHIES PAR LA JUNGLE. DANS LE PASSÉ, LES HÉROS VAINQUENT LA BÊTE, DURCISSENT LES BOUES ET FONDENT LA CITÉ. DANS LE PRÉSENT, UNE FEMME ENQUÊTE. ELLE EST À LA RECHERCHE LE PARLOIR AUX ABSENTS, CE LIEU DE LÉGENDE OÙ LES TEMPS COMMUNIQUENT…
Echos du passé, et enquête au présent. Kaléidoscope temporel. De témoignages en quête inouïe… Même s’il n’y a pas de forêt à Yirminadingrad : Embarquez pour un singulier voyage sonore sur France Culture.Facebook

25/11/2017

novembre 25, 2017 0

Anticipation "feel good" avec Station Eleven - Emily St John Mandel




 - C’est un livre qui ne raconte rien… Mais il faut le lire. C’est difficile à exprimer. 
- Cela doit être bien si tu l’as fini en une journée…
- Oui, mais... Je ne sais néanmoins toujours pas dire si je suis mitigée ou pas. Pour comparer, c’est comme « La route », mais en bien plus lumineux, moins spectral avec des codes auxquels je peux m’identifier. De l’anticipation feel good ?! Dans tous les cas, j’y retrouve des éléments qui me ressemblent, me sont familiers, ce que je sais que je ferai en situation similaire. J’aime la toile tissée entre les personnages, l’humanisme qui s’en dégage  et les allers-retours entre passé et présent. Ce qui pousse au final à tourner les pages…
- Si cela ne raconte rien, alors…

Synopsis : Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord. Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…




Et la dernière page  fut tournée. Miracle. Un livre sorti de ma PAL ! Durant ma précédente lecture chroniquée sur ce blog, je me demandais quoi lire ensuite et mon choix s’est naturellement tourné sur « Station Eleven » d’Emily St. John Mandel chez Payot et Rivages. Une brève discussion en cours et fin de lecture. J’ai peiné à exprimer mes ressentis.  Je n’ai étrangement aucun commentaire sur la plume de l’auteur, ayant été plus sensible à ce qu’elle transmettait à travers ce récit.



Il ne se passe rien ? Ce n’est juste pas un livre façon blockbuster où les héros sont supposés sauver le monde d’une quelconque corporation machiavélique ayant usé de bioterrorisme pour détruire l'humanité. La phrase peut donc paraître péjorative, mais ce n’est nullement le cas. Au contraire, il se passe la vie, le temps, les liens et des destins qui s’entrecroisent fugacement dans un contexte qui, personnellement, me fait froid dans le dos rien que de l’imaginer. Sans évoquer le virus qui touche la population, l’idée même de se retrouver sans eau potable, électricité, internet et tout le confort auquel nous sommes habitués et sur lequel nous nous appuyons plus que de raison est effrayant. Pourtant, certains vivent très bien sans à travers le monde.

Anticipation et dystopie sont monnaie courante, mais je ne peux même pas parler de dystopie ici. Moi qui m’intéresse beaucoup à comment tournerait le monde si tout s’arrêtait du jour au lendemain, ma vision est très proche de l’auteur qui a mis en avant trois points intéressants. La bibliothèque, la troupe de théâtre et le musée de la civilisation. Lorsque j’imagine un monde similaire, ce qui est forcément le cas par le biais du roleplay sur des jeux à thématique post-apocalyptique, j’ai spontanément la volonté de vouloir explorer la quête de savoir et le partage des connaissances avec les personnages que j’incarne.

 Récupérer des livres pour monter une bibliothèque, des instruments de musiques, CD, du matériel de projection et des films, quitte à devoir fabriquer des générateurs avec des batteries de moto et j’en passe… Plutôt que jouer la survie en elle-même, malgré que je m’oriente toujours vers une volonté d’utopie. Des jeux comme « ApocalypseWorld » et « A quiet year » se prêtent d'ailleurs bien à l’exercice.

Je digresse ? Pas tant que cela, je fais des liens puisque ces détails sont bel et bien ancrés dans le roman que nous propose Mandel. Si elle aborde la survie, la difficulté de vivre en communauté, tout reste léger. Bien-sûr, les thématiques sont plurielles et englobent l’humain en finesse avec un agencement des chapitres qui donne de l’élan et du souffle au récit.  Une toile ciselée, lumineuse, faite de choses simples qui peuplent plusieurs vies en les reliant par des souvenirs, des regrets, des objets, beaucoup d’humilité et l’acceptation. Notamment du passé et de soi. Un récit où finalement le temps semble suspendu durant la reconstruction avec une fin assez ouverte. Je n’aurais toutefois pas été contre un ou deux chapitres en plus, voire un épilogue.  

Notons que deux personnages m’ont bien plus touché que les autres. Miranda et Jeevan. Pour ce dernier, je ne sais néanmoins toujours pas ce qu'il devient... 


Ce que pourrait être le comics évoqué dans le roman...


Pour conclure, une simple - et pourtant - complexe histoire plurielle et bien construite, lumineuse, profondément et positivement axée sur l’humain dans un contexte où la majorité des auteurs mettent en exergue la bassesse et les plus noirs côtés de nos congénères. Le côté survivaliste n’est pas très développé, pas exploité voire mal documenté et donc assez superficiel ; mais ce n’était pas le but car survivre ne suffit pas. Outre le virus qui extermine 99% de la planète (Aïe !), plusieurs clichés et des personnages expédiés aux oubliettes, ou dont le cas fut réglé en une pirouette par facilité scénaristique. Quel dommage !

Un roman parfait pour celles et ceux qui sont frileux avec la SF ou l’anticipation en général, pouvant même faire l'objet d'une adaptation film. Ce fut donc une lecture plaisante et appréciée qui m'amènera sans doute à relire cette auteure/autrice à l’occasion.