07/02/2018

Il est toujours minuit quelque part de Cedric Lalaury - éd Préludes



Réceptionné via le site Netgalley, ce premier roman de Cédric Lalaury ayant reçu le prix Kobo Fnac a été vite lu durant les fêtes, mais je ne manque pas de retard dans mes critiques alors même que je suis en pleine boulimie de lecture hivernale. Tâchons donc de rattraper les délais !


Mais de quoi cela parle ?


Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu'il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... jusqu'au jour où il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler le professeur Herrington. 

À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. L'histoire d'un crime dont Bill est persuadé que personne n’en avait eu connaissance. C'est du moins ce qu'il a toujours cru. Ce livre étrange va bientôt envahir l'existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d'un virus. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé




Classique et sans surprise dans son traitement et son dénouement, ce roman parle avant tout du poids des secrets et de la culpabilité qu’elle entraîne, mais également de semi-pardon et de renoncement après la quête de réponse. Lorsque le secret surgit d’un roman nouvellement publié, une vie entière est remise en question et s’effiloche d’abord dans l’inquiétude, la paranoïa et enfin l’enquête dont on aurait espéré qu’elle se referme tel un piège. Toutefois, ce dernier s’avère ladite culpabilité elle-même avec une fin inéluctable et sans sursis. Non sans un retour épisodique dans le passé avec tous les liens distendus par le temps, lorsque les amitiés d'autrefois sont finalement devenues étrangères.

Récit tout en lenteur et donc avec pas mal de longueurs, presque un huis clos. Le lecteur se laisse néanmoins happer par la curiosité. Quelques regrets cependant quant au fait que les écrivains français apprécient bien trop que leurs intrigues se déroulent toujours aux États-Unis, rarement ailleurs.

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