09/02/2020

février 09, 2020 0

[Redécouvrir Lovecraft | La chaîne YT de Tindalos]

C'est indéniable : Lovecraft a toujours le vent en pou(l)pe ! Outre les rééditions, les jeux de rôle, et certains films attendus : il existe aussi des créateurs de contenus permettant de (re)découvrir toute l'oeuvre tentaculaire du sus-nommé, tout en sachant se démarquer de par leur polyvalence et créativité.


Sur Youtube, si on y trouve à boire et à manger, il arrive qu'on y déniche également des chaînes singulières et méconnues. C'est donc presque par hasard que j'en découvris une, alors que je cherchais une ambiance "Cthulhuienne" dans le cadre d'un jeu de rôles textuels à la fois solo et épistolaire, mais surtout expérimental proposé sur le forum casusno - expérience que je partage d'ailleurs  via un autre blog hébergé sur la plateforme wordpress.

Et même si j'ai quelque peu décroché de ladite expérience que j'évoquerai sans doute plus tard, cela m'a permis de découvrir la chaîne de Tindalos. Ce dernier, non content d'être un parfait conteur, agrémente les lectures de ses musiques, tout en filmant la naissance de ses propres illustrations sous nos yeux ébahis pour chaque texte lu. Et la magie opère !

Sans jamais s'en lasser, on se laisse porter par sa voix, on frémit, on voyage même à travers les contrées du rêve tout en profitant d'une ambiance musicale jusqu'à ce que la curiosité nous emporte pour constater la vision du lecteur pour l'oeuvre à laquelle il a redonné vie de son timbre si particulier.





03/02/2020

février 03, 2020 0

[Le cœur cousu | Carole Martinez]

Un premier roman poétique sur la différence, la quête d'indépendance des femmes, tout comme la filiation.

Lu en 2018




Frasquita Carasco a dans son village du sud de l'Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. 

Ses dons se transmettent aux vêtements qu'elle coud, aux objets qu'elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu'elles faneront sous le regard jaloux des villageoises. Un éventail reproduit avec une telle perfection les ailes d'un papillon qu'il s'envolera par la fenêtre : le cœur de soie qu'elle cache sous le vêtement de la Madone menée en procession semble palpiter miraculeusement...

Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l'errance à travers l'Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels... 


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Je me rends compte que je n'ai toujours pas posé ma critique sur ce livre qui fût un coup de cœur. Sans doute parce que tout a probablement déjà été dit. 

Un coup de cœur ? Eh oui ! Pour le style poétique, les chapitres contés, mais également comme toile de fond la transmission des poids et devoirs intergénérationnels, comme autant de schémas répétitifs qui finissent par être brisés par la génération suivante lorsque la précédente a tenté de s'en affranchir jusqu'à la folie.

Ce roman est une véritable ode à la femme, de la difficulté de l'être sous tous ses aspects fragiles et mystérieux. Femme, mère, et épouse tout à la fois. Bref, une très belle lecture qui m'a marquée.


28/01/2020

janvier 28, 2020 0

[L’homme qui mit fin à l’histoire | Ken Liu – éd. Le bélial]

Un procédé permet une fois, et une fois seulement, de retourner à une période précise. Celle-ci ne sera autre que la guerre sino-japonaise sur laquelle planent les horreurs de la sinistre Unité 731.

Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org - Livre lu en 2016.





DEUX SCIENTIFIQUES METTENT AU POINT UN PROCÉDÉ RÉVOLUTIONNAIRE PERMETTANT DE RETOURNER DANS LE PASSÉ. UNE SEULE ET UNIQUE FOIS PAR PÉRIODE VISITÉE, POUR UNE SEULE ET UNIQUE PERSONNE, ET SANS AUCUNE POSSIBILITÉ POUR L’OBSERVATEUR D’INTERFÉRER AVEC L’OBJET DE SON OBSERVATION. UNE RÉVOLUTION QUI PROMET LA VÉRITÉ SUR LES PÉRIODES LES PLUS OBSCURES DE L’HISTOIRE HUMAINE. PLUS DE MENSONGES. PLUS DE SECRETS D’ÉTAT.



Accepter notre fragilité et notre subjectivité n’est pas renoncer à notre responsabilité morale de dire la vérité, même, et surtout, si « la vérité », loin d’être unique, devient pluralité d’expériences partagées qui, ensemble, composent notre humanité. - Ken Liu


Grâce à une machine permettant de voyager dans le passé donc, le professeur Wei a tenté de reconstituer des faits lors de cette période assez sombre de l’histoire sino-japonaise. Une période dont j’ignorais presque tout, et finalement assez méconnue, m’ayant poussé à faire quelques recherches complémentaires en cours de lecture.
Si les premières pages me laissèrent dubitatives – le temps pour moi de rentrer dans le vif du sujet et l’agencement si particulier des chapitres – j’ai vite été absorbée.
Sous couvert de SF bien pensée et amenée, il s’agit d’une ode à la mémoire, au souvenir, mais surtout à la reconnaissance des faits. Ceux subis par les victimes afin de les « libérer» en leur donnant enfin une place et un statut, ainsi qu’une existence tangible aux yeux du monde. Cela vaut également pour les générations suivantes cherchant à rétablir la vérité, tout en luttant contre le négationnisme.
Par ailleurs, beaucoup de questions philosophiques sont abordées avec finesse et intelligence. Rien n’a été omis par l’auteur quel que soit l’angle d’approche des protagonistes au fil des pages ; sachant que les faits, malheureusement bel et bien réels, n’ont toujours pas été reconnus par le Japon.
Bref, il y aurait encore tant à dire et développer sur l’aspect historique, mais mieux vaut lire cette novella brillante qui fait réfléchir malgré son tout petit format. Une novella qui fut un véritable coup de cœur pour moi dans tous les cas, car si elle s’attache à un événement précis, elle s’avère d’autant plus universelle de par ses thématiques.
Cet ouvrage et mes autres recherches m’auront d’ailleurs inspiré pour la création d’un personnage sur Fractal version 7.1. C’est dire à quel point, ce bouquin fut marquant !

22/01/2020

janvier 22, 2020 0

[Biopunk | Dresden Pictures]

Un court-métrage post-apo avec un goût de trop peu, mais avec des vrais morceaux de Hodor (GOT) dedans !

Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org 




SITUÉ DANS UN MONDE DÉVASTÉ PAR UN MYSTÉRIEUX VIRUS, LA RACE HUMAINE NE SE RETROUVE PLUS L’ESPÈCE DOMINANTE. DES DÉCENNIES D’INFECTION ONT TRANSFORMÉ UNE PARTIE DE LA POPULATION. CES NOUVELLES ESPÈCES SONT CONNUES SOUS LE NOM D’ALTÉRÉS.
BIOPUNK SUIT DONC L’HISTOIRE DE RESHA, UNE ALTÉRÉE LUTTANT POUR GAGNER SA VIE TOUT EN ÉLEVANT SON JEUNE FRÈRE KIO. LORSQUE KIO EST KIDNAPPÉ PAR LA FACTION MILITARISÉE DES ALTÉRÉS, ELLE EST OBLIGÉE DE S’AVENTURER AU-DELÀ DES LIMITES DE LA VILLE DANS UNE COURSE POUR LE SAUVER AVANT QU’IL NE PUISSE ÊTRE TRANSFORMÉ EN L’ARME ULTIME.


Sauf que nous ne verrons malheureusement jamais la fin de ce projet, pourtant prometteur, et entièrement financé via la plateforme kickstarter. Néanmoins, cela vaut le coup d’œil pour l’ambiance, mais aussi pour revoir Kristian Nairn (Hodor dans GOT), qu’on croise également volontiers en tant que touriste ou DJ par chez nous, mais ceci est une autre histoire.

16/01/2020

janvier 16, 2020 0

[Radioactive | Golden Moustache/Pickletv]

Un bunker. Une femme seule. Une radio. Un monde toxique et silencieux. Beaucoup de clichés qui pourraient pourtant devenir réalité, mais se laissent regarder même si la suite est payante.

Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org




Vu l’état de la planète, associée à toutes les conjectures et conjonctures réalistes déjà sillonnées par la science-fiction : il est devenu clair que les réalisateurs bien de chez nous sont désormais à fond pour nous proposer leurs visions de l’avant et de l’après apocalypse.
Certains excellent à l’exercice, d’autres moins. Toutefois, cela a le mérite d’exister et l’effort d’être salué.
En me perdant sur Youtube, et bien que moyennement friande de la chaîne, voilà que je vous déniche ce huis-clos à ambiance de chez Golden Moustache. En vrai, une série de quatre épisodes dont la suite est binge-watchable sur la plateforme Pickletv de chez Orange en payant forcément un abonnement en sup bien que le premier mois soit gratuit, et uniquement si vous êtes déjà client chez eux. (!) Ou alors, je n’ai rien compris (Normal, je ne suis pas non plus free – et ouais, j’ai dû bouffer un clown à l’insu de mon plein gré à midi…).
BREF ! Trêve de sottises et passons aux réjouissances !



SOLITUDE ET INCERTITUDE D’UNE FEMME ENFERMÉE DANS UN BUNKER – TOUTEFOIS PEU RÉALISTE – TENTANT DE JOINDRE LE RESTE DU MONDE BIEN SILENCIEUX VIA UN HOME STUDIO SACRÉMENT PERFECTIONNÉ (!). LES JOURS SONT COMPTÉS DANS CE FAMEUX BUNKER UN PEU TROP MAL ISOLÉ, COMME AU DEHORS OÙ LES TEMPÊTES SONT DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTES.
Passé une certaine suspension de crédulité (sur laquelle je ne vais pas m’étendre…), je me suis toutefois prise au jeu de ce court-métrage qui se laisse regarder de par l’atmosphère léchée, la musique, et le jeu convainquant de l’actrice malgré une fin déjà-vue et prévisible.
Un premier épisode qui se suffirait presque à lui-même tant trop d’informations nous sont données, et dont on devine déjà tous les tenants et aboutissants dramatiques sans le moindre effort.
Reste à savoir si la suite prend le contre-pied avec un retournement de situation, ou se contente d’un scénario bien trop classique jouant essentiellement sur l’émotion. Ce qui n’est toutefois pas si dérangeant et me fait penser, en passant brièvement du coq à l’âne, à y relier un futur article à propos d’un huis-clos rôlistique très exactement sur les mêmes thématiques.
Pour conclure, on notera et appréciera le jeu de mot avec le titre, ainsi que la référence à “La nuit des temps” de Barjavel qu’on ne présente plus.

28/12/2019

décembre 28, 2019 2

[L’effondrement | Les parasites/canalplus ]

Quand le collectif “Les parasites” revient, c’est pour nous dévoiler une vision glaciale, néanmoins réaliste, de l’effondrement de notre société en huit épisodes, soit huit plans séquences.
Rédigé initialement par mes soins sur le blog collectif art.fract.org 




Depuis longtemps déjà, je m’intéresse et suis avec attention le travail de ce collectif ayant proposé plusieurs courts-métrages brillants, pleins de finesse, et d’intelligence sur leur chaîne youtube.
NOTAMMENT “JEU DE SOCIÉTÉ”“LANCEUR D’ALERTE” OU ENCORE “CRISE D’EMPATHIE” QUI FIGURENT PARMI MES PRÉFÉRÉS, ET DÉNONÇANT DÉJÀ BEAUCOUP DE DÉRIVES SOCIÉTALES. ALORS FORCÉMENT, CE NOUVEAU PROJET M’A MIS LA HYPE AU POINT QUE JE ME JETTE SUR LE PREMIER ÉPISODE SANS RÉSERVE !


NOUS ENTRONS D’EMBLÉE EN PLEIN BOULEVERSEMENT AU CŒUR DU TEMPLE CONSUMÉRISTE : LE SUPERMARCHÉ.
Les couleurs sont froides. L’ambiance est anxiogène, et à l’image du personnage principal ou des clients sans cesse en quête d’un produit spécifique n’étant plus en rayon (dont la plupart sont d’ailleurs vides), nous peinons à réaliser le tsunami en approche.
Pourtant, les signes sont là : infos alarmantes à la tv, coupures intempestives d’électricité, cartes bancaires qui ne fonctionnent plus, tout comme les réseaux mobiles… Face à cela, des gens plus éveillés qui se préparent “à partir”, et l’annonce d’un potentiel état policier.
Je suis ravie de retrouver des visages familiers vu l’alchimie perceptible au sein de ce collectif, et j’ai hâte de découvrir la suite de cet effondrement qui fait froid dans le dos, et ne manquera pas de faire réfléchir.
La série peut être entièrement visionnée (binge-watchée ?) sur Mycanal pour celleux ayant un abonnement. Ou bien gratuitement, et à raison d’un épisode par mois (déjà deux en ligne), sur la chaîne des parasites !