21/01/2018

Pourquoi lire et aimer ou aimer lire de la science-fiction ?




Maintes fois posée, cette question revient sans cesse et plus encore ces dernières années à l’ère du numérique, de la réalité virtuelle, de la nanotechnologie, robotique et IA en cours de développement. 


Dès qu’il est question de science-fiction, le genre n’est pas considéré comme littérature à part entière, ne fait pas sérieux, se retrouve dénigrée sans réel argument. Pire, cachée dans majorité de librairies et bibliothèques au fin fond d'un rayon exigu ! Pourtant, nombre d’auteurs visionnaires ont su intégrer des descriptions de technologies aujourd’hui existantes. Pour les curieux, l’excellent site anglophone Technovelgy les répertorie, or c’en est bluffant de voir à quel point ces mêmes auteurs ont su anticiper et imaginer le monde de demain, le nôtre aujourd’hui.


La science-fiction s’est pourtant glissée dans notre quotidien. En vingt ans, le bond en avant est énorme. Les trentenaires dont je fais partie, nés dans les années 80, l’ont vécu de plein fouet en grandissant simultanément avec toutes ces évolutions pour devenir la génération ultraconnectée.  En guise d’exemple, imaginez donc le téléphone so vintage à clavier rotatif pour finir avec des smartphones de plus en plus performants ! 

La science-fiction s’est notamment installée et de plus en plus sur le petit, mais également le grand écran. Par exemple : Les si nombreuses adaptations de K. Dick, un des maîtres incontestés si l’en est. On ne compte plus les séries et films adaptés ou non de livres, et qui ont de beaux jours devant eux,  car sachant happer un public toujours plus large avec des questions pertinentes sur le devenir de nos sociétés. Combien ont fait l’éloge de la servante écarlate ou de Black Mirror ces derniers temps ? Combien sont passionnés par les intrigues de The expanse ou Westworld ? Et ces autres qui ont aimé les ambiances de Dune ou encore de Blade Runner ? 

Et ces dystopies provenant de saga young adult ayant eu le vent en poupe, paraissant avoir permis un rebond du genre ? Certes, on pense au meilleur des mondes par Huxley ou 1984 par Orwell avant toute chose, mais....

N'oublions pas les jeux addictifs qu'ils soient de rôle, vidéo ou en ligne avec une immersion poussée.

Étrangement, parmi ceux appréciant tous ces univers futuristes à travers un écran, il y en a qui boudent encore la science-fiction en tant que genre littéraire, ne la considérant pas comme telle, sans forcément se rendre compte qu’ils en "consomment" déjà, pourtant pas à l'insu de leur plein gré !

La science-fiction envisage le futur des possibles, et généralement ce n’est pas très beau... Reflet de ce que donne à voir et ce qui définit l’humanité à travers l’Histoire et le monde, reflet de nombreuses inquiétudes quant à l'éthique, l’écologie, la politique, aux guerres des ressources, la religion et tant de sujets tellement actuels.

Elle aide également à appréhender la possibilité du changement à l’heure où il serait justement judicieux de remettre en cause le monde qui est le nôtre, et peut-être d’agir avec une conscience accrue, aussi insignifiants que nous prétendons l’être. Rien que cela, ce n’est pas négligeable.

Article qui rejoint, et finalement influencée par cette vidéo de la chaîne Nexus VI très complète sur le sujet :



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